Discussion concernant un projet ‘Urbanisme durable et intégration de la mobilité dans l’aménagement de l’hyper centre de Kinshasa

, par  Jeancy

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Le 25 septembre à 00:28, par Jeancy En réponse à : Discussion concernant un projet ‘Urbanisme durable et intégration de la mobilité dans l’aménagement de l’hyper centre de Kinshasa

Porteur du projet : Jeancy Mule, diplômé de l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (I.S.A.U)

INTRODUCTION GENERALE
0.1. PROBLEMATIQUE

En ce XXIe siècle, plusieurs villes Africaines se trouvent confrontées aux problèmes de la croissance urbaine et par ricochet aux conséquences de l’explosion urbaine.
Avec ses dix millions d’habitants actuellement, Kinshasa est soumis simultanément à la pression démographique et à l’exode rural accéléré par les mutations économiques et sociales. Selon une étude menée par le PNUD en 2010, la ville de Kinshasa connait chaque année environ 450 000 personnes de plus.
Au premier rang des problèmes engendrés par cette explosion urbaine se trouve la question de la planification urbaine notamment en termes de transport et d’aménagement. Sa croissance démographique et spatiale est caractérisée principalement par l’urbanisation informelle. L’absence de planification de nouvelles zones urbaines et la rénovation de celles existantes n’a pas permis d’endiguer les tendances à l’étalement et les conséquences qui en découlent.
Trois phénomènes caractérisent donc cette croissance urbaine. D’une part on observe une sur-densification des anciennes et nouvelles cités. D’autre part, la croissance démographique significative de la population dans l’Est de la ville, de l’autre côté de la rivière Ndjili (Masina, Ndjili, Kimbanseke, Nsele) et en même temps l’étalement urbain qui éloigne plus loin le centre-ville. Cette situation provoque un déséquilibre spatial et économique entre la structure mono centrée de la capitale focalisée sur la Gombe et la densité démographique de plus en plus forte de l’agglomération Est qui est en voie de dépasser celle de la Ville-centre sans pour autant bénéficier de pôles d’emploi suffisants. Par ailleurs, une troisième tendance s’observe au Sud de la ville, sur les collines de Mont-Ngafula, sous forme de périurbanisation diffuse et informelle sur des terrains impropres à l’urbanisation puisque leur déclivité entraîne régulièrement des inondations et de nombreux dégâts .
Certes, la ville s’est étalée mais tout en gardant un seul centre dans lequel plus de 70% d’activités socio-économiques sont concentrées. Kinshasa se présente par ce fait comme une ville mono polaire dont l’unique pôle est la Gombe. Ce pôle où se concentrent les activités politiques et économiques. D’ailleurs dans le langage courant, on dit « Na kei ville » pour désigner ce pôle prolifique où la majeure partie de la population se dirige le matin pour le quitter dans la soirée.
Et cette occupation de la ville a une incidence sur la performance du réseau de transport. On assiste à une polarisation de transport par l’hyper centre de la Gombe créant des embouteillages dans tous les sens, l’insuffisance d’aires de stationnement, la confusion entre l’espace piéton et celui des automobiles à certains endroits entrainant ainsi la perte de temps, des accidents, des vols,… en un mot la congestion de la commune de la Gombe.
Face à cela, l’administration est faible et n’arrive pas à répondre aux besoins et aspirations de la population urbaine en ce qui concerne le transport, la sécurité urbaine, l’organisation et la gestion spatiale. Elle semble ne pas tenir compte de la dépendance de la qualité de la vie à l’organisation voire à l’aménagement de la ville.
C’est sous cet angle que notre étude va s’intéresser à l’intégration de la mobilité dans l’aménagement de l’hyper centre de Kinshasa et les stratégies de réduction de la forte centralité.

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